Nous qui nous révoltons
À paraître le 20 février 2026, envoyé le 23 janvier 2026.
La première traduction en français d’une sélection de poèmes d’un auteur majeur du XXe siècle
Voix majeure de la poésie du XXe siècle, premier auteur noir d’un roman certifié best-seller, chef de file ayant inspiré Léopold Senghor ou Aimé Césaire, Claude McKay, auteur de Banjo, a beaucoup voyagé entre les pays et les genres littéraires mais est toujours resté fidèle à la poésie. Quasiment aucun d’entre eux n’avait jusqu’ici été publié en français : en voici une sélection articulée autour de thématiques comme les identités noires, la conscience sociale, l’amour et le désir.
Un cadeau idéal pour les amoureux·ses de la poésie que ça n’empêche pas d’avoir envie de tout brûler.
Claude McKay (1889–1948), romancier et poète jamaïcain naturalisé américain, figure centrale du mouvement artistique Renaissance de Harlem, a notamment publié les romans Home to Harlem (1928), Banjo (1929), Banana Bottom (1933) et Romance in Marseille (Héliotropismes, 2021) ; mais aussi deux autobiographies et des recueils de nouvelles, d’essais et de poèmes. Engagé dans les milieux radicaux et pour les droits civiques, il a notamment vécu aux États-Unis et à Marseille.
En savoir plus
« L’œuvre de Claude McKay, qui conjugue questionnement racial et luttes de classe tout en évoquant des amours homosexuelles sans jamais esquisser de repli identitaire, résonne avec une singulière puissance. » Le Monde diplomatique
« Les écrits de McKay sont fascinants, à la croisée de préoccupations très actuelles. » L’Humanité
« Il est rare de concilier une vision aussi aiguë du monde, ses antagonismes transnationaux, le caractère structurel et structurant de ses violences de classe, avec une imagination aussi prolixe, un regard social aussi perspicace, une relation aussi empathique au monde underground malgré ses inévitables débordements et ses ruses de survie » Christiane Taubira
« Claude McKay a été pour nous une révélation. Il ne suffisait pas de lire Homère, Virgile, Corneille, Racine... Ce qui comptait le plus pour nous, c'était de rencontrer une autre civilisation moderne, les Noirs et leur fierté, leur conscience d'appartenir à une culture. Avec Langston Hughes, ils furent les premiers à affirmer leur identité, alors que la tendance française était à l'assimilationnisme. » Aimé Césaire
« Aucun autre écrivain n'est aussi étroitement lié à l'invention des littératures noires du XXe siècle à travers le monde atlantique, de Harlem aux îles anglophones des Caraïbes, en passant par l'Afrique francophone et ses relations avec le Nouveau Monde, que Claude McKay. » William J. Maxwell, préfacier et directeur d’édition des Complete Poems.
« Claude McKay est la voix la plus puissante de la poésie noire d'après-guerre et l'une des principales forces à l'origine du réveil littéraire noir. » James Weldon Johnson, écrivain, premier professeur afro-américain de l’université de New York
Voix majeure de la poésie du xxe siècle, premier auteur noir d’un roman certifié best-seller (Home to Harlem ; mais aussi de Banjo et Romance in Marseille, plus connus en France), chef de file ayant inspiré Léopold Senghor ou Aimé Césaire, Claude McKay a beaucoup voyagé entre les pays et les genres littéraires, mais est toujours resté fidèle à la poésie et a écrit des poèmes tout au long de sa vie. Quasiment aucun d’entre eux n’avait jusqu’ici été publié en français : en voici une sélection articulée autour de thématiques comme les identités noires, la conscience sociale, l’amour et le désir.
Ayant composé ses premiers poèmes en créole jamaïcain rural (patwa), ce qui a marqué le début de son engagement à représenter la culture noire quotidienne depuis la base, il a ensuite redonné vie au sonnet anglais et initié le mouvement artistique Renaissance de Harlem, notamment à travers le premier recueil de poésie publié en son sein, Harlem Shadows. Il est notamment l’auteur du célèbre « If We Must Die » (« Si nous devons mourir »), devenu l'un des poèmes politiques marquants du xxe siècle, adopté par la communauté afro-américaine après les émeutes raciales de l'« été rouge » de 1919. Comme dans ses écrits en prose, il se livre dans sa poésie à une féroce critique sociale : il y parle de violences policières, d'immigration volontaire et d'exil involontaire, d'urbanisation et de pauvreté rurale, de capitalisme et de communisme, de catholicisme et d’avenir révolutionnaire, mais aussi d’amour libre – tout en traversant deux guerres mondiales. S’il s’est vu reprocher que ses thèmes (portant sur les identités noires et le racisme, radicaux) s’opposent à ses formes poétiques (traditionnellement blanches et conservatrices, notamment avec le sonnet shakespearien), le parcours stylistique de la poésie de McKay semble remonter l'histoire de la poésie noire moderne à l'envers : il se dirige au fur et à mesure vers des formes anciennes, jugeant ces traditions « adaptées à [ses] passions et à [ses] humeurs les plus anarchiques et révolutionnaires ».
Claude McKay a publié deux recueils de poésie en dialecte jamaïcain, Songs of Jamaica (1912) et Constab Ballads (1912), et deux recueils en anglais standard, Spring in New Hampshire (1920) et Harlem Shadows (1922) ; auxquels s’ajoutent plusieurs dizaines de poèmes publiés de façon posthume.
Entièrement inédit en français
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